3 factures: 49 500 Mds $ + 28 000 Mds $ + 10 500 Mds $
jeudi, novembre 26, 2009 at 7:47AM Le monde est d’ore et déjà plongé dans les dettes et en plus une centaine de grandes villes du monde pourraient être inondées si la fonte des glaces polaires continue. Entre-temps, il sera submergé par le poids des investissements à consentir si l'on veut échapper à la catastrophe écologique....
49 500 milliards de dollars
Tel est le montant que la dette souveraine mondiale devrait atteindre d'ici la fin de l'année, une hausse de 45% par rapport à 2007, année de déclenchement de la crise, estime Moody's Investors Service dans une note publiée mardi.
Selon l'agence, la progression de 15 300 milliards de dollars affichée cette année par la dette mondiale représente plus de 100 fois le montant du plan Marshall de 1947 ajusté à l'inflation.
Le gonflement de la dette mondiale s'explique par les plans de relance massifs mis en œuvre par les gouvernements du monde entier afin de surmonter la crise financière."Sans surprise, les pays du G7 représentent 78 % de cette hausse, leurs budgets ayant été les plus violemment touchés par la crise financière", écrit l'analyste de Moody's Jaime Reusche dans le rapport.
Selon Moody's, la dette mondiale devrait représenter 80 % du PIB mondial en 2010, contre 63 % en 2008.
28 000 milliards de dollars
Tel est le montant des dégâts qui pourraient être causés par les inondations dans plus d'une centaine de grandes villes côtières mondiales à la suite de la fonte des glaces, selon une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) publiée lundi.
"Si la température augmente entre 0,5 et 2 degrés d'ici à 2050, il est possible que le niveau des mers progresse d'un demi-mètre entraînant d'importants dégâts financiers", a expliqué la responsable climat et énergie auprès du WWF Suisse, Ulrike Saul. Pour elle, "Si les politiques actuelles en matière de protection du climat ne changent pas, il est plus probable que nous enregistrions une hausse de 2 degrés en 2050".
La côte nord-est des Etats-Unis est une région qui devrait être "surproportionnellement" affectée par la hausse du niveau des mers, qui pourrait ainsi augmenter de 15 cm supplémentaires par rapport à la moyenne mondiale.
10 500 milliards de dollars
Ce sont les investissements supplémentaires qui sont nécessaires d'ici à 2030 pour infléchir les politiques énergétiques et éviter des "dommages irréparables" pour le climat, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié mardi.
Près de la moitié de ces fonds (4 700 mds) devraient être investis dans les transports, le reste devant être ventilé entre la construction immobilière (2 500 milliards), les centrales électriques (1 700 milliards) ou les biocarburants (400 mds).
L'AIE représente les intérêts des pays consommateurs. Si les politiques énergétiques ne sont pas infléchies, la température globale pourrait augmenter de 6°C d'ici à 2030, écrit l'AIE, qui estime que "le temps de l'action est arrivé" alors que se profilent les négociations sur le climat de Copenhague (7-18 décembre).
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