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<!--Generated by Squarespace Site Server v5.11.81 (http://www.squarespace.com/) on Tue, 29 May 2012 03:00:06 GMT--><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><title>Blog</title><subtitle>Blog</subtitle><id>http://www.globaleconomie.com/blog/</id><link rel="alternate" type="application/xhtml+xml" href="http://www.globaleconomie.com/blog/"/><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.globaleconomie.com/blog/atom.xml"/><updated>2012-02-17T02:51:20Z</updated><generator uri="http://www.squarespace.com/" version="Squarespace Site Server v5.11.81 (http://www.squarespace.com/)">Squarespace</generator><entry><title>Petite Reprise, Grande Crise</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2012/2/16/petite-reprise-grande-crise.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2012/2/16/petite-reprise-grande-crise.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2012-02-17T02:45:33Z</published><updated>2012-02-17T02:45:33Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><em>(Cet article est paru une premi&egrave;re fois sur le site <a href="http://leglobe.ca/blog/category/economie/" target="_blank">Le Globe</a> , le 5 f&eacute;vrier. Les choses se sont aggrav&eacute;es depuis)</em></p>
<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/nowayusway-4552.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1329447070139" alt="" /></span></span></p>
<p>Au milieu de l&rsquo;hiver flotte sur l&rsquo;actualit&eacute; &eacute;conomique comme un air de redoux.</p>
<p>Pour conjurer la crise, les gouvernements europ&eacute;ens se sont vot&eacute; un nouveau trait&eacute; qui d&eacute;cr&egrave;te que la rigueur est une vertu cardinale et le d&eacute;ficit un p&eacute;ch&eacute; mortel. Les investisseurs priv&eacute;s vont r&eacute;p&eacute;tant qu&rsquo;ils parviendront &agrave; s&rsquo;entendre sur la d&eacute;cote des emprunts Grecs. On aurait envie d&rsquo;y croire.</p>
<p><br />De leur c&ocirc;t&eacute; les Etats-Unis publient des statistiques encourageantes sur l&rsquo;emploi. Le taux de ch&ocirc;mage est &agrave; 8,3% aux USA, le plus bas depuis trois ans. 243000 emplois ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s en Janvier. Les march&eacute;s boursiers sont euphoriques.</p>
<p><br />Voil&agrave; qui est mauvais signe: si vous voyez des boursicoteurs hilares courir en tout sens comme des poule &agrave; qui on aurait coup&eacute; la t&ecirc;te, c&rsquo;est s&ucirc;rement que les choses ne sont pas ce qu&rsquo;elles ont l&rsquo;air d&rsquo;&ecirc;tre.</p>
<p><br />L&rsquo;analyste financier am&eacute;ricain John Mauldin (auteur d&rsquo;un des meilleurs livres qui soit sur les dettes souveraines, End Game) partageait hier son scepticisme avec les lecteurs de sa lettre hebdomadaire.</p>
<p>Les chiffres du US Bureau of Labor Statistics (BLS) pour le mois de Janvier pr&eacute;sentent deux anomalies, &eacute;crit-il. Chaque ann&eacute;e en Janvier le BLS incorpore dans ses chiffres les r&eacute;visions statistiques des douze derniers mois&hellip; Par ailleurs, le BLS ne d&eacute;saisonnalise pas les emplois des services (+42 000 emplois dans la cat&eacute;gorie delivery en Janvier) alors que la p&eacute;riode des f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;es gonfle le nombre des emplois temporaires.</p>
<p><br />Mauldin calcule que m&ecirc;me si les U.S. cr&eacute;ent 250 000 nouveaux emplois chaque mois il faudrait environ 5 ans pour retrouver le niveau d&rsquo;emploi de 2007; &agrave; condition que le pays ne connaisse pas une r&eacute;cession d&rsquo;ici l&agrave;. Il ajoute, statistiques &agrave; l&rsquo;appui, que le revenu moyen disponible n&rsquo;a pratiquement pas progress&eacute; aux U.S. depuis 5 ans.</p>
<p><br />O&ugrave; trouver le moteur d&rsquo;une reprise durable dans ce cas ? Le probl&egrave;me ne vient pas des entreprises, qui sont en bonne sant&eacute; et, globalement, de mieux en mieux g&eacute;r&eacute;es. Mais l&rsquo;&eacute;conomie moderne g&eacute;n&egrave;re peu d&rsquo;emplois (aux Etats-Unis le secteur des Mines et de l&rsquo;exploitation de la for&ecirc;t compte plus d&rsquo;emplois que l&rsquo;industrie), et la f&eacute;e Cr&eacute;dit a cass&eacute; sa baguette magique.</p>
<p><br />Depuis 30 ans, en l&rsquo;absence de croissance du revenu des classes moyennes et modestes, le Cr&eacute;dit alimentait la consommation. Fini les folies de ce c&ocirc;t&eacute; l&agrave;. Par ailleurs, il faudra bien que les Etats-Unis affrontent un jour les cons&eacute;quences de leur d&eacute;ficit abyssal et de leur syst&egrave;me de sant&eacute; inefficace et co&ucirc;teux. Ils devront alors se serrer la ceinture, ce qui n&rsquo;aidera pas la croissance.</p>
<p><br />Pour leur part, les responsables europ&eacute;ens jouent les ravis de la Cr&egrave;che et vivent dans le d&eacute;ni de ce qui est une crise syst&eacute;mique majeure. Ils soignent pour un manque de liquidit&eacute;s des pays qui sont fonci&egrave;rement insolvables. Ils font marcher la &laquo;&nbsp;Pompe &agrave; Phynances&nbsp;&raquo; (comme disait Alfred Jarry dans Ubu roi) pour sauver un syst&egrave;me bancaire et financier auquel ils doivent tout.</p>
<p><br />Demain on laissera la Gr&egrave;ce, le Portugal et d&rsquo;autres peut-&ecirc;tre quitter l&rsquo;Euro en les accusant de n&rsquo;&ecirc;tre pas s&eacute;rieux. Les pays forts se retrouveront dans le sillage de l&rsquo;Allemagne, se battant pour les parts de march&eacute; qu&rsquo;elle leur laisse et pour celles que la d&eacute;confiture des pays faibles mettent &agrave; l&rsquo;encan.</p>
<p><br />L&rsquo;espoir de ces gouvernements, aux Etats-Unis aussi bien qu&rsquo;en Europe, est que le train des affaires puisse continuer son chemin, sans r&eacute;forme majeure surtout. Pour cela ils mettent sur pied une entreprise de sauvetage nomm&eacute;e &laquo;&nbsp;Aust&eacute;rit&eacute; et Rigueur R&eacute;unies&nbsp;&raquo;; mais ce sont les citoyens ordinaires qui devront faire les mises de fond.</p>
<p><br />Alain-Marie Carron</p>]]></content></entry><entry><title>Obama prononce au Kansas le discours de Sarko à Toulon</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/12/8/obama-prononce-au-kansas-le-discours-de-sarko-a-toulon.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/12/8/obama-prononce-au-kansas-le-discours-de-sarko-a-toulon.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-12-09T01:30:56Z</published><updated>2011-12-09T01:30:56Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><em>Sur son blogue, <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=31717" target="_blank">Paul Jorion </a>donne un article "presslib", c'est &agrave; dire qui peut &ecirc;tre librement reproduit pour peu que l'on en cr&eacute;dite convenablement l'auteur.</em></p>
<p><em>Il s'amuse de voit que le pr&eacute;sident Am&eacute;ricain, dans un discours de (quasi) campagne &eacute;lectorale, rappelle clairement les origines et la m&eacute;canique de la crise financi&egrave;re, dans des termes que Jorion lui-m&ecirc;me r&eacute;p&egrave;te depuis trois ou quatre ans et qui sont somme toute asses proches du "discours de Toulon" de Sarkosy. Un discours dans lequel celui-ci montrait qu'il avait tout compris, sauf apparemment qu'il fallait passer de la parole aux actes et s'attaquer aux racines du probl&egrave;me plut&ocirc;t que d'&eacute;grener les palliatifs.</em></p>
<p><em>D&eacute;cid&egrave;ment tout aura &eacute;t&eacute; dit sur l'architecture de cette crise et cons&eacute;quences. Je ne crois pas qu'il y ait encore un pingouin sur sa banquise qui n'en ait pas compris le m&eacute;canisme. Et pourtant les gouvernements continuent de traiter la fi&egrave;vre sans vouloir nommer et reconna&icirc;tre la maladie. Qu'importe, les peuples paieront tout ce qu'il faut pour que la partie puisse recommencer comme avant..</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Non, M. Obama ne lit pas le blog de Paul Jorion (enfin, je ne pense pas&nbsp;!). Alors comment se fait-il que&nbsp;<a href="http://www.nytimes.com/2011/12/07/us/politics/text-obamas-speech-in-kansas.html?_r=1&amp;ref=politics">le discours qu&rsquo;il a prononc&eacute;</a>&nbsp;avant-hier &agrave; Osawatomie dans le Kansas, pourrait tout aussi bien avoir &eacute;t&eacute; &eacute;crit par moi-m&ecirc;me&nbsp;?</p>
<p>Une hypoth&egrave;se envisageable est celle de la pure co&iuml;ncidence. Une autre, est que M. Obama a &ndash; pour une fois &ndash; d&eacute;crit les choses telles qu&rsquo;elles sont, et c&rsquo;est l&agrave; l&rsquo;hypoth&egrave;se qui me semble la plus plausible. Voici un bref &eacute;chantillon de son discours&nbsp;:</p>
<blockquote>
<p>Bien longtemps m&ecirc;me avant que la r&eacute;cession ne d&eacute;bute, travailler dur ne faisait plus aucune diff&eacute;rence pour la plupart des gens. Un nombre de plus en plus restreint des personnes qui contribuaient au succ&egrave;s de notre &eacute;conomie b&eacute;n&eacute;ficiaient v&eacute;ritablement de ses avanc&eacute;es. Ceux qui vivent au sommet s&rsquo;enrichissaient plus que jamais, du fait de leurs r&eacute;mun&eacute;rations et de leurs investissements. Mais la grande masse des autres s&rsquo;escrimaient avec des co&ucirc;ts en hausse constante et des feuilles de paie pour qui ce n&rsquo;&eacute;tait pas le cas &ndash; et un nombre toujours croissant de familles s&rsquo;endettaient toujours davantage, pour ne pas sombrer. [&hellip;] Le ch&acirc;teau de cartes s&rsquo;effondra en 2008. [&hellip;]</p>
<p>L&rsquo;histoire est maintenant connue de tous&nbsp;: des cr&eacute;dits hypoth&eacute;caires accord&eacute;s &agrave; des m&eacute;nages qui ne pouvaient pas se les permettre, et qui bien souvent n&rsquo;en comprenaient pas les termes. Des banques et des investisseurs &agrave; qui on a permis de reconditionner les risques qui en d&eacute;coulaient et de les revendre. Des paris colossaux &ndash; et des bonus colossaux &ndash; faits et accord&eacute;s avec l&rsquo;argent de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Des r&eacute;gulateurs dont on supposait qu&rsquo;ils nous alerteraient quant aux dangers caus&eacute;s par tout cela, mais qui regard&egrave;rent ailleurs ou n&rsquo;avaient m&ecirc;me pas le pouvoir de regarder. [&hellip;]</p>
<p>Les aci&eacute;ries qui avaient besoin autrefois de 1.000 ouvriers font aujourd&rsquo;hui le m&ecirc;me travail avec seulement 100, et les licenciements sont du coup trop souvent permanents. Et de tels changements n&rsquo;&eacute;pargnent pas les cadres. Si vous &eacute;tiez guichetier d&rsquo;une banque, r&eacute;ceptionniste ou agent touristique, la plupart d&rsquo;entre vous ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s par un distributeur de billet ou par l&rsquo;Internet. [&hellip;]</p>
<p>Examinez les statistiques&nbsp;: au cours des derni&egrave;res d&eacute;cennies, le revenu moyen du 1% au sommet a augment&eacute; de 250% [&hellip;] Le dirigeant d&rsquo;entreprise typique qui touchait autrefois 30 fois ce que gagnaient ses employ&eacute;s, gagne aujourd&rsquo;hui 110 fois plus. Et pendant ce temps-l&agrave;, les revenus de la grande masse des Am&eacute;ricains ont baiss&eacute; de 6%. [&hellip;]</p>
<p>Quand les m&eacute;nages de la classe moyenne ne peuvent plus s&rsquo;offrir les biens et les services que les entreprises proposent, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;conomie dans son ensemble qui coule [&hellip;] Les pays qui connaissent moins de disparit&eacute;s ont des &eacute;conomies plus solides et connaissent une croissance plus forte et plus robuste sur le long terme.</p>
<p>Les in&eacute;galit&eacute;s op&egrave;rent des distorsions sur la d&eacute;mocratie. Elles amplifient la voix du petit nombre qui peuvent recruter des lobbyistes excessivement bien pay&eacute;s et se permettre des dons au montant illimit&eacute; aux campagnes des politiques. Le risque est grand que notre d&eacute;mocratie ne soit mise &agrave; l&rsquo;encan et rafl&eacute;e par le plus offrant.</p>
</blockquote>
<p>&laquo;&nbsp;Voil&agrave; le Barack Obama que beaucoup d&rsquo;entre nous imaginaient avoir &eacute;lu en 2008&nbsp;&raquo;, &eacute;crit avec un certain enthousiasme,&nbsp;<a href="http://robertreich.org/post/13852130536">Robert Reich</a>, ancien Secr&eacute;taire &agrave; l&rsquo;emploi de Bill Clinton.</p>
<p>Quand je dis que M. Obama &laquo;&nbsp;se rend &agrave; Toulon&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est bien s&ucirc;r une image. Ce que je veux dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il &laquo;&nbsp;dit les choses comme elles sont&nbsp;&raquo;. Mais j&rsquo;entends affirmer encore autre chose&nbsp;: qu&rsquo;il ne suffit pas de &laquo;&nbsp;dire les choses comme elles sont&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;il faut encore, si l&rsquo;on dispose du pouvoir, ce qui est logique si on est chef d&rsquo;&Eacute;tat par exemple, et si l&rsquo;on comprend que ce qui &laquo;&nbsp;rend confiance aux march&eacute;s&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est qu&rsquo;on leur rembourse l&rsquo;argent qu&rsquo;on leur doit, et que si on ne peut pas, il vaut mieux le leur dire le plus rapidement possible, plut&ocirc;t que de leur faire miroiter ind&eacute;finiment qu&rsquo;il sera peut-&ecirc;tre possible de piquer les sous qui manquent dans la poche du contribuable alors que celui-ci est fauch&eacute;, et je referme ici la parenth&egrave;se&nbsp;: il ne suffit pas de &laquo;&nbsp;dire les choses comme elles sont&nbsp;&raquo;, il faut encore agir en cons&eacute;quence, et poser les actes qui d&eacute;coulent logiquement de la brillante analyse qu&rsquo;on en a faite. Sans quoi l&rsquo;on sera tax&eacute; un jour ou l&rsquo;autre de schizophr&egrave;ne&nbsp;: que si celui qui pense et celui qui agit se partagent bien le m&ecirc;me corps, ils ne sont apparemment pas pour autant la m&ecirc;me personne. Et que nous pourrions, de notre c&ocirc;t&eacute;, nous contenter &agrave; l&rsquo;avenir d&rsquo;&eacute;couter leurs beaux discours d&rsquo;une oreille seulement distraite. En attendant que &ccedil;a se passe.</p>
<blockquote>
<p><strong>(*) Un &laquo; article presslib&rsquo; &raquo; est libre de reproduction num&eacute;rique en tout ou en partie &agrave; condition que le pr&eacute;sent alin&eacute;a soit reproduit &agrave; sa suite. Paul Jorion est un &laquo; journaliste presslib&rsquo; &raquo; qui vit exclusivement de ses droits d&rsquo;auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d&rsquo;&eacute;crire comme il le fait aujourd&rsquo;hui tant que vous l&rsquo;y aiderez.</strong></p>
</blockquote>]]></content></entry><entry><title>De l'économie à la française</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/10/20/de-leconomie-a-la-francaise.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/10/20/de-leconomie-a-la-francaise.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-10-21T02:31:20Z</published><updated>2011-10-21T02:31:20Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlrftp"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xlrftp_olivier-delamarche-preparez-vous-a-vivre-des-annees-tres-difficiles-18-10-2011-bfm-business-18-octob_news" target="_blank">Olivier Delamarche - Pr&eacute;parez vous &agrave; vivre des...</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/MinuitMoinsUne" target="_blank">MinuitMoinsUne</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un extrait d'&eacute;mission t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e... de la quintessence de franchouillerie ! J'avais oubli&eacute;...</p>
<p>Un d&eacute;lice. Il est bon le petit Delamarche!</p>
<p>Au moins si les Fran&ccedil;ais vont dans le mur ils n'auront pas perdu le sens de l'humour et le plaisir de discuter en s'engueulant... &agrave; moins que &ccedil;a ne soit l'inverse.</p>]]></content></entry><entry><title>Wall Street, war street?</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/10/18/wall-street-war-street.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/10/18/wall-street-war-street.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-10-19T01:37:03Z</published><updated>2011-10-19T01:37:03Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p class="p1"><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/warstreet_292.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1318989001588" alt="" /></span></span>Dans nos pays confortables et (presque) pacifi&eacute;s, les bruits de la rue ont quelque chose d&rsquo;inconvenant.</p>
<p class="p1">Le mouvement <em>Occupy Wall Street</em> a commenc&eacute; par &ecirc;tre poliment n&eacute;glig&eacute; par les m&eacute;dias nord-am&eacute;ricains.</p>
<p class="p1">Comme ils ne se sont pas &eacute;vanouis dans la nature mais ont au contraire commenc&eacute; &agrave; se r&eacute;pandre, les comptes-rendus journalistiques concernant ces occupations sont devenus plus fr&eacute;quents, mais toujours prudents.&nbsp;</p>
<p class="p2">Il est plaisant de voir comment les journalistes trempent leur plume dans le vitriol d&egrave;s qu&rsquo;il s&rsquo;agit de d&eacute;noncer la turpitude d&rsquo;un employ&eacute; de mairie qui a forc&eacute; sur sa note frais, mais semblent curieusement d&eacute;c&eacute;r&eacute;br&eacute;s lorsque des manifestants cornent sous leur fen&ecirc;tre qu&rsquo;il y a quelque chose de pourri dans le fonctionnement de notre syst&egrave;me &eacute;conomique.</p>
<p class="p2">Les journaux mentionnent les &laquo;campeurs&raquo; de Wall Street ou d&rsquo;ailleurs, signalent que ces m&eacute;contents sont m&eacute;contents du syst&egrave;me fiscal de leur pays, ou quelque chose de ce genre. Et puis, un point; c&rsquo;est tout. Aucune r&eacute;flexion un peu approfondie, un peu document&eacute;e, sur les causes profondes de ce malaise social. Il y a des choses qui ne se pensent pas semble-t-il.</p>
<p class="p2">Les semaines passent et les &laquo;&nbsp;Indignados&nbsp;&raquo; s&rsquo;indignent dans diff&eacute;rentes langues et sur diff&eacute;rents continents. Les plus myopes des observateurs voient bien que le pr&eacute;sident Obama, qui y a sans doute un int&eacute;r&ecirc;t &eacute;lectoral, les soutient &agrave; demi mot.&nbsp;</p>
<p class="p2">Les commentaires se font alors plus fr&eacute;quents, oscillant entre une bienveillance un peu paternaliste et un d&eacute;dain &agrave; peine masqu&eacute; pour ces trublions, sans chef et sans programme. Les &eacute;ditorialistes pr&eacute;voient que le mouvement s&rsquo;&eacute;teindra de lui-m&ecirc;me et se dispersera &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e du G&eacute;n&eacute;ral Hiver</p>
<p class="p2">C&rsquo;est probable, pour l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord en tout cas. L&rsquo;Europe pourrait pr&eacute;senter un autre cas de figure.</p>
<p class="p2">Mais ce qui me para&icirc;t le plus int&eacute;ressant dans ce mouvement social, c&rsquo;est qu&rsquo;il exprime une prise de conscience, le cheminement d&rsquo;une compr&eacute;hension par &laquo;les 99%&raquo; de certaines failles de notre syst&egrave;me &eacute;conomique et enfin la conviction qu&rsquo;il faudrait s&eacute;rieusement reconsid&eacute;rer celui-ci, pour le remonter d&rsquo;une autre fa&ccedil;on.&nbsp;</p>
<p class="p2">Il aura fallu trois ans pour que ce savoir collectif se mette en place. Acc&eacute;l&eacute;ration &eacute;tonnante quand on y songe, puisque le syst&egrave;me est bancal depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es Reagan et qu'il avait su &eacute;viter jusqu&rsquo;ici une remise en cause frontale.</p>
<p class="p2">Les m&eacute;dias sociaux y sont sans doute pour beaucoup, mais les &eacute;conomistes aussi, qui font depuis la crise des <em>subprimes</em> un remarquable travail de r&eacute;flexion sur notre soci&eacute;t&eacute; et son avenir, alors que les &laquo;&nbsp;intellectuels&nbsp;&raquo; sont absents et les journalistes muets.</p>
<p class="p2">Si elle avait lieu, cette refonte du syst&egrave;me &eacute;conomique m&eacute;riterait-t-elle le nom de &laquo;r&eacute;volution&raquo; ?&nbsp; Le mot, me semble-t-il, est trop charg&eacute; d&rsquo;histoire, d&rsquo;absolu et d&rsquo;&eacute;pisodes sanglants pour correspondre &agrave; ce qui serait probablement une recombinaison des &eacute;l&eacute;ments qui constituent le capitalisme, mais dans une configuration un peu plus &eacute;quilibr&eacute;e.</p>
<p class="p2">Pour compl&eacute;ter votre information, je ne r&eacute;siste pas au plaisir de reproduire ici une partie d&rsquo;un discours prononc&eacute; par celui que l&rsquo;on devrait consid&eacute;rer comme le premier des Indignados, tant son analyse est limpide et p&eacute;n&eacute;trante.</p>
<p class="p2">C&rsquo;est en 2008, &agrave; Toulon, que Nicolas Sarkosy a prononc&eacute;, avec la sinc&eacute;rit&eacute; qu&rsquo;on lui conna&icirc;t (<em>Note pour les lecteurs innatentifs.... c'est de l'ironie, bien s&ucirc;r</em>), cette plaidoirie pour une refonte en profondeur de notre syst&egrave;me &eacute;conomique&nbsp;:</p>
<p class="p2">&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Au fond, c&rsquo;est une certaine id&eacute;e de la mondialisation qui s&rsquo;ach&egrave;ve avec la fin du capitalisme financier qui avait impos&eacute; sa logique &agrave; toute l&rsquo;&eacute;conomie et avait contribu&eacute; &agrave; la pervertir. L&rsquo;id&eacute;e de la toute-puissance du march&eacute; qui ne devait &ecirc;tre contrari&eacute; par aucune r&egrave;gle, par aucune intervention politique, cette id&eacute;e de la toute-puissance du march&eacute; &eacute;tait une id&eacute;e folle. L&rsquo;id&eacute;e que les march&eacute;s ont toujours raison est une id&eacute;e folle. Pendant plusieurs d&eacute;cennies, on a donc cr&eacute;&eacute; les conditions dans lesquelles l&rsquo;industrie se trouvait soumise &agrave; la logique de la rentabilit&eacute; financi&egrave;re &agrave; court terme. On a cach&eacute; les risques toujours plus grands qu&rsquo;on &eacute;tait oblig&eacute; de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants. On a mis en place des syst&egrave;mes de r&eacute;mun&eacute;ration qui poussaient les op&eacute;rateurs &agrave; prendre de plus en plus de risques absolument inconsid&eacute;r&eacute;s.</em></p>
<p class="p4"><em>&laquo;&nbsp;On a fait semblant de croire qu&rsquo;en mutualisant les risques on les faisait dispara&icirc;tre. On a laiss&eacute; les banques sp&eacute;culer sur les march&eacute;s au lieu de faire leur m&eacute;tier qui est de mobiliser l&rsquo;&eacute;pargne au profit du d&eacute;veloppement &eacute;conomique et d&rsquo;analyser le risque du cr&eacute;dit. On a financ&eacute; le sp&eacute;culateur plut&ocirc;t que l&rsquo;entrepreneur. On a laiss&eacute; sans aucun contr&ocirc;le les agences de notation et les fonds sp&eacute;culatifs. On a oblig&eacute; les entreprises, les banques, les compagnies d&rsquo;assurance &agrave; inscrire leurs actifs dans leurs comptes aux prix du march&eacute; qui montent et qui descendent au gr&eacute; de la sp&eacute;culation. On a soumis les banques &agrave; des r&egrave;gles comptables qui ne fournissent aucune garantie sur la bonne gestion des risques mais qui, en cas de crise, contribuent &agrave; aggraver la situation au lieu d&rsquo;amortir le choc. C&rsquo;&eacute;tait une folie dont le prix se paie aujourd&rsquo;hui !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="p5">Comment ne pas &ecirc;tre d'accord?&nbsp;</p>
<p class="p6">Quand au prix &agrave; payer, j'&eacute;crivais dans mon pr&eacute;c&eacute;dent billet que nous allons devoir payer les erreurs de nos amis de la finance et de la banque pendant de longues ann&eacute;es.</p>]]></content></entry><entry><title>Le garrot</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/30/le-garrot.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/30/le-garrot.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-09-30T17:10:43Z</published><updated>2011-09-30T17:10:43Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p class="p1">L&rsquo;image du garrot, supplice jadis en usage en Espagne notamment, est assez atroce, bien loin du politiquement correct &laquo;&nbsp;se serrer la ceinture&nbsp;&raquo;.&nbsp;</p>
<p><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/garrot_250.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1317682366130" alt="" /></span></span></p>
<p class="p1">Mais la rigueur qui attend les pays Europ&eacute;ens, en termes de pertes de pouvoir d&rsquo;achat, de ch&ocirc;mage, de r&eacute;duction des avantages sociaux li&eacute;s &agrave; la retraite, aux soins de sant&eacute;, etc.. sera bien plus douloureuse que de se serrer la ceinture. Ces peuples - du moins parmi eux ceux qui supporteront l&rsquo;essentiel des efforts d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; &ndash; se sentiront v&eacute;ritablement garrot&eacute;s, et cela pourrait durer des ann&eacute;es.</p>
<p class="p1">En ce qui concerne la zone Euro, plus la menace du pr&eacute;cipice se pr&eacute;cise, moins il se trouve d&rsquo;observateurs pour affirmer qu&rsquo;elle va se fracasser demain. Ils &eacute;taient plus nombreux il y a trois mois. La tentation du d&eacute;ni s&rsquo;accro&icirc;t avec le danger et les opinions &eacute;mises par les sp&eacute;cialistes deviennent chaque jour plus radicales et plus oppos&eacute;es les unes aux autres.</p>
<p class="p1">Hier, <a href="http://blogs.ft.com/the-a-list/2011/09/29/the-a-list-video-fear-will-save-eurozone/" target="_blank">Lawrence Summers</a>, ancien secr&eacute;taire au Tr&eacute;sor des Etats-Unis sous Clinton, expliquait dans une entrevue film&eacute;e avec Martin Wolf que <em>&laquo;la peur va sauver l&rsquo;Eurozone&raquo;</em>, parce que les gouvernements vont enfin se d&eacute;cider &agrave; prendre des mesures. On ne peut que saluer les experts quand ils accouchent d&rsquo;analyses aussi profondes...</p>
<p class="p1">&Agrave; l'oppos&eacute;, Nouriel Roubini est un de ceux qui persistent et signent dans une vision pessimiste de l&rsquo;&eacute;volution de la situation. Il avait donn&eacute; r&eacute;cemment au Financial Times un article dans lequel il affirmait que la Gr&egrave;ce devait faire d&eacute;faut et abandonner l&rsquo;Euro. Devant les r&eacute;actions violentes suscit&eacute;es par ses propos il s&rsquo;en est expliqu&eacute; longuement sur son <a href="http://www.economonitor.com/nouriel/2011/09/22/full-analysis-greece-should-default-and-abandon-the-euro/" target="_blank">blog</a>, sous le titre <em>Full analysis:Greece should Default and Abandon the Euro.</em></p>
<p class="p1">&Agrave; l&rsquo;inverse, un &eacute;conomiste comme <a href="http://blogs.ft.com/the-a-list/2011/09/28/greece-is-not-leaving-the-eurozone-not-now-not-ever/" target="_blank">Ian Bremmer</a>, directeur du <em>think tank</em> international Re-Define, entend d&eacute;montrer que la Gr&egrave;ce n&rsquo;a aucun int&eacute;r&ecirc;t &agrave; quitter la zone Euro et ne le fera pas.</p>
<p class="p1">Ce type d&rsquo;argumentation devient plus fr&eacute;quent. Dans un r&eacute;cent <em>chat</em>, le directeur de l&rsquo;Institut Bruegel, <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/28/jean-pisani-ferry-la-fin-de-la-zone-euro-serait-un-desastre-economique_1579232_3234.html" target="_blank">Jean Pisani-Ferry</a>, a essay&eacute; de d&eacute;montrer que <em>&laquo;la fin de la zone euro serait un d&eacute;sastre &eacute;conomique&raquo; </em>et qu'elle ne doit pas se produire.</p>
<p class="p1"><em>&nbsp;</em>Pendant ce temps les plans B, les plans de sauvetage et les solutions pr&eacute;sent&eacute;es comme radicales mais de nature &agrave; gu&eacute;rir le malade, fleurissent en coulissent et s&rsquo;&eacute;changent entre gouvernements.&nbsp;</p>
<p class="p1"><em><strong>EURECA, la trouvaille de Roland Berger Consultants</strong></em></p>
<p class="p1">Ainsi du plan <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/28/eureca-le-plan-secret-pour-venir-en-aide-a-la-grece_1579219_3234.html" target="_blank">EURECA</a>&nbsp;concoct&eacute; par la firme de conseil allemande Roland Berger Consultants pour sortir la Gr&egrave;ce de l&rsquo;orni&egrave;re. Ce plan est &nbsp;calqu&eacute; sur la Treuhand, le syst&egrave;me mis en place en Allemagne au moment de la r&eacute;unification en 1990.</p>
<p class="p1">En gros il s&rsquo;agit de vendre les actifs de la Gr&egrave;ce &agrave; une soci&eacute;t&eacute; holding financ&eacute;e par les &Eacute;tats europ&eacute;ens, &laquo;<em>dont le si&egrave;ge pourrait &ecirc;tre situ&eacute; au Luxembourg&raquo;</em>. Ces actifs entreraient dans la holding &agrave; un prix proche de celui qu&rsquo;ils devraient normalement valoir, alors que si on les vendait vraiment sur le march&eacute; aujourd&rsquo;hui on n&rsquo;en tirerait pas de quoi s&rsquo;acheter un p&eacute;dalo.&nbsp;</p>
<p class="p1">Cette pseudo cession des actifs grecs permettrait au pays de ramener sa dette souveraine &agrave; un niveau raisonnable. La holding serait charg&eacute;e de piloter la privatisation des actifs &ndash; c&rsquo;est &agrave; dite de vendre vraiment cette fois tout ce qui peut l&rsquo;&ecirc;tre -&nbsp; en proc&eacute;dant aux restructurations et r&eacute;formes qui s&rsquo;imposent, avec une &eacute;ch&eacute;ance fix&eacute;e &agrave; 2025 pour <em>&laquo;d&eacute;boucler&raquo; (clore) les op&eacute;rations&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p class="p1">Je ne sais pas si vous avez bien lu, mais c&rsquo;est assez fort: la Gr&egrave;ce assimil&eacute;e &agrave; l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est, g&eacute;r&eacute;e depuis le Luxembourg selon les principes du capitalisme Rh&eacute;nan. Le plan &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; comme <em>&laquo;secret&raquo;</em> il y a encore quelques jours; il ne l&rsquo;est &eacute;videmment plus.&nbsp;</p>
<p class="p1">Autre plan d&rsquo;attaque secret dont le contenu se retrouve d&eacute;sormais dans les m&eacute;dias, la lettre que le pr&eacute;sident&nbsp; sortant de la BCE &ndash; Banque Centrale Europ&eacute;enne &ndash; Jean Claude Trichet (cosign&eacute;e par Mario Draghi, qui lui succ&eacute;dera le 1<sup>er</sup> Novembre prochain), a adress&eacute;e le 5 ao&ucirc;t dernier au gouvernement Italien.</p>
<p class="p1">Elle vaut la peine d&rsquo;&ecirc;tre reproduite dans son int&eacute;gralit&eacute; parce qu&rsquo;elle donne une id&eacute;e des sacrifices que les grands argentiers internationaux vont demander aux populations des pays de la zone Euro en difficult&eacute;.</p>
<p class="p1">Quelques mots avant de passer au texte de cette lettre.</p>
<p class="p1">Il ne s&rsquo;agit pas ici de diaboliser les Trichet-Draghi de ce monde. S&rsquo;ils demandent <em>&laquo;du sang et des larmes&nbsp;&raquo;</em> &agrave; partir d&rsquo;une vision de l&rsquo;&eacute;conomie qui est discutable (apr&egrave;s la crise financi&egrave;re de 2008 on peut douter que leur vision &agrave; la Goldman Sachs soit la bonne) le rem&egrave;de de cheval qu&rsquo;ils pr&eacute;conisent est in&eacute;vitable. &nbsp;</p>
<p class="p1">Mais on peut se demander pourquoi les gouvernements et hommes politiques sont toujours les derniers &agrave; donner l&rsquo;heure juste &agrave; leurs citoyens. Et il faut aussi s&rsquo;inqui&eacute;ter d&rsquo;&eacute;ventuelles explosions politiques dans les pays les plus touch&eacute;s. Car la rigueur ne sera pas r&eacute;partie &eacute;quitablement. En Gr&egrave;ce les militaires et l&rsquo;&Eacute;glise semblent dispens&eacute;s de faire des efforts. Ailleurs les d&eacute;s&eacute;quilibres de revenus engendr&eacute;s par une financiarisation excessive de l&rsquo;&eacute;conomie ne sont toujours pas corrig&eacute;s.</p>
<p class="p1">Si la Gr&egrave;ce sortait de la zone Euro, cela pr&eacute;cipiterait l&rsquo;Europe dans une crise dont personne ne peut exactement cerner les contours. La rigueur qui s&rsquo;abattra sur les aux populations serait alors extr&ecirc;mement dure.&nbsp;</p>
<p class="p1">Mais s&rsquo;il faut soutenir financi&egrave;rement la Gr&egrave;ce <em>&laquo;&nbsp;jusqu'&agrave; ce que les chevaux volent&nbsp;&raquo;</em> comme l&rsquo;&eacute;crivait Martin Wolf du Financial Times il y a quelques mois dans l&rsquo;une de ses chroniques, la zone Euro se maintiendra tant bien que mal, et il faudra l&agrave; aussi &ndash; pour esp&eacute;rer sortir de la crise &ndash; appliquer pendant des ann&eacute;es une rigueur extr&ecirc;me.</p>
<p class="p1">Comme dit l&rsquo;expression am&eacute;ricaine <em>&laquo;&nbsp;damned if you do, damned if you don&rsquo;t&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p class="p1"><em><strong>La feuille de route envoy&eacute;e par Trichet &agrave; Berlusconi</strong></em></p>
<p class="p1">Voici les directives envoy&eacute;es au gouvernement italien par le pr&eacute;sident de la BCE&nbsp;:</p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>"Cher Premier ministre,</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale europ&eacute;enne a discut&eacute; le 4 ao&ucirc;t de la situation de l&rsquo;Italie sur les march&eacute;s obligataires. Le conseil des gouverneurs consid&egrave;re que les autorit&eacute;s italiennes doivent d&rsquo;urgence adopter des mesures propres &agrave; restaurer la confiance des investisseurs.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Les chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement de la zone euro avaient conclu lors du sommet du 21 juillet 2011 que &laquo;tous les pays de la zone euro r&eacute;affirment solennellement leur d&eacute;termination inflexible &agrave; honorer pleinement leur signature souveraine, ainsi que tous leurs engagements &agrave; mettre en place des conditions fiscales durables et des r&eacute;formes structurelles&raquo;. Le Conseil des gouverneurs consid&egrave;re que l&rsquo;Italie doit d&rsquo;urgence r&eacute;tablir la qualit&eacute; de sa signature souveraine, et r&eacute;affirmer son engagement pour une stabilit&eacute; fiscale et des r&eacute;formes structurelles.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Le gouvernement italien a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;&eacute;tablir un budget &eacute;quilibr&eacute; en 2014 et, &agrave; cette fin, a r&eacute;cemment mis en place un paquet fiscal. Ce sont des engagements importants, mais ils ne sont pas suffisants.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Dans les circonstances actuelles, nous consid&eacute;rons les&nbsp;</em><strong><em>mesures</em></strong><em>&nbsp;suivantes comme </em><strong><em>indispensables</em></strong><em>&nbsp;:</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>1. Nous estimons qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire de mettre en place des mesures d&rsquo;envergure pour stimuler une croissance potentielle. Quelques d&eacute;cisions r&eacute;centes prises par le gouvernement vont dans ce sens ; d&rsquo;autres sont en cours de discussion avec les partenaires sociaux. Cependant, il faut faire davantage et il est crucial d&rsquo;avancer avec d&eacute;termination. Des d&eacute;fis cl&eacute;s consistent &agrave; accro&icirc;tre la comp&eacute;tition, particuli&egrave;rement dans les services, pour am&eacute;liorer la qualit&eacute; des services publics et pour mettre en place une r&eacute;gulation et des syst&egrave;mes fiscaux mieux adapt&eacute;s au soutien de la comp&eacute;titivit&eacute; des entreprises et &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; du march&eacute; du travail.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>a) Une strat&eacute;gie de r&eacute;forme globale, profonde et cr&eacute;dible, incluant la lib&eacute;ralisation totale des services publics locaux et des services professionnels est n&eacute;cessaire. Cela devrait &ecirc;tre appliqu&eacute; en particulier &agrave; l&rsquo;offre de services locaux, via des&nbsp;</em><strong><em>privatisations de grande ampleur</em></strong><em>.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>b) Il est aussi n&eacute;cessaire de r&eacute;former davantage le m&eacute;canisme collectif de n&eacute;gociation salariale permettant des accords d&rsquo;entreprises, afin d&rsquo;adapter les salaires et conditions de travail aux besoins sp&eacute;cifiques des firmes et d&rsquo;am&eacute;liorer leur pertinence vis-&agrave;-vis d&rsquo;autres niveaux de n&eacute;gociations. L&rsquo;accord du 28 juin entre les principaux syndicats et les associations patronales industrielles va dans ce sens.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>c) Une&nbsp;</em><strong><em>r&eacute;vision en profondeur des r&egrave;gles r&eacute;gissant le recrutement et le licenciement des salari&eacute;s</em></strong><em>&nbsp;devrait &ecirc;tre adopt&eacute;e, conjointement &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;assurance-ch&ocirc;mage et d&rsquo;une s&eacute;rie de politiques actives du march&eacute; du travail capables de faciliter la r&eacute;allocation des ressources vers les entreprises et les secteurs les plus comp&eacute;titifs.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>2. Le gouvernement doit prendre des mesures imm&eacute;diates et courageuses pour garantir la p&eacute;rennit&eacute; des finances publiques.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>a) Des mesures fiscales correctives suppl&eacute;mentaires sont n&eacute;cessaires. Nous consid&eacute;rons qu&rsquo;il est essentiel que les autorit&eacute;s italiennes avancent l&rsquo;application des mesures adopt&eacute;es en juillet 2011 d&rsquo;au moins un an. Le but devrait &ecirc;tre d&rsquo;atteindre un d&eacute;ficit budg&eacute;taire meilleur que pr&eacute;vu en 2011, un emprunt net de 1% en 2012 et&nbsp;</em><strong><em>un budget &eacute;quilibr&eacute; en 2013, principalement via une r&eacute;duction des d&eacute;penses</em></strong><em>.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Il est possible d&rsquo;intervenir davantage dans le syst&egrave;me de retraites, en rendant plus contraignants les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; aux pensions d&rsquo;anciennet&eacute; et en alignant rapidement l&rsquo;&acirc;ge de la retraite des femmes ayant travaill&eacute; dans le secteur priv&eacute; sur celui appliqu&eacute; aux employ&eacute;es du public, permettant ainsi de faire des &eacute;conomies d&egrave;s 2012. Le gouvernement devrait &eacute;galement envisager de r&eacute;duire de fa&ccedil;on significative le co&ucirc;t des&nbsp;</em><strong><em>emplois publics</em></strong><em>, en durcissant les r&egrave;gles de renouvellement du personnel et, si n&eacute;cessaire, en&nbsp;</em><strong><em>baissant les salaires</em></strong><em>.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>b) Un m&eacute;canisme de r&eacute;duction automatique du d&eacute;ficit devrait &ecirc;tre mise en place, stipulant que tout d&eacute;rapage par rapport aux objectifs sera automatiquement compens&eacute; par des coupes horizontales dans les d&eacute;penses discr&eacute;tionnaires.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>c) Les emprunts, y compris la dette commerciale et les d&eacute;penses des autorit&eacute;s r&eacute;gionales et locales devraient &ecirc;tre plac&eacute;es sous contr&ocirc;le strict, conform&eacute;ment aux principes de la r&eacute;forme en cours des relations fiscales intergouvernementales.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Au vu de la gravit&eacute; de la situation actuelle des march&eacute;s financiers, nous consid&eacute;rons qu&rsquo;il est crucial que toutes les mesures &eacute;num&eacute;r&eacute;es dans les sections 1 et 2 ci-dessus soient adopt&eacute;es aussi vite que possible par d&eacute;cret-lois, suivies d&rsquo;une ratification du Parlement d&rsquo;ici fin septembre 2011. Une&nbsp;</em><strong><em>r&eacute;forme constitutionnelle visant &agrave; durcir la l&eacute;gislation fiscale</em></strong><em>&nbsp;serait &eacute;galement appropri&eacute;e.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>3. Nous encourageons aussi le gouvernement &agrave; prendre imm&eacute;diatement des mesures pour assurer une vaste r&eacute;forme de l&rsquo;administration publique afin d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;efficacit&eacute; administrative et la bienveillance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des entreprises. Dans les services publics, l&rsquo;utilisation d&rsquo;indicateurs de performance devrait &ecirc;tre syst&eacute;matique (en particulier dans la sant&eacute;, l&rsquo;&eacute;ducation et le syst&egrave;me judiciaire). Il est n&eacute;cessaire de s&rsquo;engager fermement en faveur de l&rsquo;</em><strong><em>abolition</em></strong><em>&nbsp;ou de la consolidation&nbsp;</em><strong><em>de certains niveaux administratifs interm&eacute;diaires</em></strong><em>&nbsp;(comme les provinces). Les actions visant &agrave; r&eacute;aliser des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelle dans les services publics locaux devraient &ecirc;tre renforc&eacute;es.</em></p>
<p class="p2" style="padding-left: 30px;"><em>Nous esp&eacute;rons que le gouvernement prendra toutes les mesures appropri&eacute;es.&rdquo;</em></p>
<p class="p3">&nbsp;Lisez cette lettre en &eacute;conomiste: ces directives apparaissent comme une s&eacute;rie de mesure techniques qui pourraient effectivement &eacute;teindre l'incendie.</p>
<p class="p3">Lisez-les en tant qu'&ecirc;tre humain (non pas que les &eacute;conomistes n'en soient pas!) en vous pla&ccedil;ant du point de vue des populations qui, en Italie, en Gr&egrave;ce, au Portugal, en Espagne, en subiront les cons&eacute;quences, et dites-mois si ce n'est pas l'image du garrot qui vous vient &agrave; l'esprit.</p>]]></content></entry><entry><title>Avis de gros temps pour la gestion du risque des marchés!</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/25/avis-de-gros-temps-pour-la-gestion-du-risque-des-marches.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/25/avis-de-gros-temps-pour-la-gestion-du-risque-des-marches.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-09-25T11:30:40Z</published><updated>2011-09-25T11:30:40Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Un article PressLib* de <a href="http://www.pauljorion.com/blog/" target="_blank">Paul Jorion</a>&nbsp;sur son blog</strong></em></p>
<p><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/Jorion.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1316950818742" alt="" /></span></span>Vendredi, en une seule s&eacute;ance des march&eacute;s &agrave; terme, l&rsquo;or a perdu 5,8 % de sa valeur, et l&rsquo;argent-m&eacute;tal, 17,8%. Vu l&rsquo;&eacute;tat actuel des march&eacute;s financiers et de l&rsquo;&eacute;conomie en g&eacute;n&eacute;ral, qui amorce depuis quelques semaines la deuxi&egrave;me branche de l&rsquo;&eacute;volution en &laquo;&nbsp;W&nbsp;&raquo; ayant d&eacute;but&eacute; en 2007, la chose pourrait appara&icirc;tre surprenante, le m&eacute;tal pr&eacute;cieux &eacute;tant le prototype-m&ecirc;me de la valeur-refuge.</p>
<p>En r&eacute;alit&eacute;, le fait que le prix des m&eacute;taux pr&eacute;cieux &ndash; et l&rsquo;or en particulier &ndash; grimpait r&eacute;guli&egrave;rement depuis le mois de f&eacute;vrier, doit &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; r&eacute;trospectivement comme un signe de la relative bonne sant&eacute; des march&eacute;s financiers durant les trois premiers quarts de l&rsquo;ann&eacute;e.&nbsp; Car si le prix de l&rsquo;or et de l&rsquo;argent baisse en ce moment, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;ils ont cess&eacute; de jouer le r&ocirc;le de valeur refuge, c&rsquo;est parce que certains qui en poss&egrave;dent le vendent en ce moment, non pas pour r&eacute;aliser leurs gains mais parce qu&rsquo;ils ne peuvent pas faire autrement&nbsp;: pour payer leurs dettes qui se creusent ailleurs, ou parce que les chambres de compensation des march&eacute;s o&ugrave; ils sont positionn&eacute;es leur adressent des appels de marge, c&rsquo;est-&agrave;-dire leur enjoignent d&rsquo;approvisionner leur fonds de r&eacute;serve, en raison des pertes qu&rsquo;ils subissent l&agrave;.</p>
<p>Autrement dit, les ventes d&rsquo;or et d&rsquo;argent auxquelles on a assist&eacute; la semaine derni&egrave;re et vendredi en particulier, ne sont rien d&rsquo;autre que les ventes en catastrophe d&rsquo;intervenants en position d&eacute;licate. Une personne interrog&eacute;e hier par&nbsp;<a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424053111903703604576589210888153064.html?mod=WSJ_hp_LEFTWhatsNewsCollection" target="_blank">le Wall Street Journal</a>&nbsp;signalait en particulier &laquo;&nbsp;qu&rsquo;il semble que des banques europ&eacute;ennes vendent de l&rsquo;or, peut-&ecirc;tre pour augmenter l&rsquo;argent liquide dont elles disposent et &eacute;tan&ccedil;onner leur bilan&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;on entre dans des p&eacute;riodes de vente &agrave; la casse sur les march&eacute;s financiers, comme les ventes de m&eacute;taux pr&eacute;cieux dans la journ&eacute;e de vendredi, le plongeon se transforme bient&ocirc;t en chute en vrille. G&eacute;rer le&nbsp;<em>risque de march&eacute;</em>&nbsp;exige en effet que le prix de certains produits monte quand celui de certains autres baissent. Or, quand chacun se d&eacute;barrasse de tout ce qu&rsquo;il poss&egrave;de parce qu&rsquo;il n&rsquo;a en r&eacute;alit&eacute; pas d&rsquo;autre choix, comme c&rsquo;est le cas en ce moment, le prix de tous les produits s&rsquo;effondre simultan&eacute;ment. La<em>couverture</em>&nbsp;des positions financi&egrave;res &ndash; leur protection contre la perte par la prise de positions sur des produits dont le prix grimpe quand le leur baisse &ndash; cesse d&rsquo;&ecirc;tre possible et la gestion du risque entre en r&eacute;gime chaotique. Ce fut le cas vendredi, quand les pertes essuy&eacute;es oblig&egrave;rent les intervenants &agrave; se d&eacute;lester de certains de leurs actifs, dont la quantit&eacute; offerte &agrave; la vente fit alors baisser le prix, causant des pertes &agrave; d&rsquo;autres intervenants qui furent oblig&eacute;s de faire de m&ecirc;me, et ainsi de suite, cr&eacute;ant une spirale infernale.</p>
<p>Les m&eacute;saventures de M. Adoboli &agrave; l&rsquo;Union de Banques Suisses, r&eacute;v&eacute;l&eacute;es la semaine derni&egrave;re, nous rappelaient de mani&egrave;re d&eacute;rangeante celles de M. Kerviel au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2008. Les ventes &agrave; la casse de vendredi nous replongent elles aussi dans l&rsquo;atmosph&egrave;re de 2008. Contrairement &agrave; ses homologues de la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale qui avaient choisi de se maintenir &agrave; la barre, M. Oswald Gr&uuml;bel, P-D.G. d&rsquo;UBS a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; d&eacute;missionner aujourd&rsquo;hui samedi. Comment interpr&eacute;ter son geste&nbsp;? Retour en force du sens de l&rsquo;honneur &agrave; la t&ecirc;te des banques&nbsp;? Ou jet, beaucoup plus troublant, de l&rsquo;&eacute;ponge ?</p>
<blockquote>
<p><strong>(*) Un &laquo; article presslib&rsquo; &raquo; est libre de reproduction num&eacute;rique en tout ou en partie &agrave; condition que le pr&eacute;sent alin&eacute;a soit reproduit &agrave; sa suite.</strong></p>
</blockquote>]]></content></entry><entry><title>La spéculation sur les productions alimentaires</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/5/la-speculation-sur-les-productions-alimentaires.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/9/5/la-speculation-sur-les-productions-alimentaires.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-09-05T16:22:50Z</published><updated>2011-09-05T16:22:50Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><iframe width="560" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/rpM9XxJ-vo4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>]]></content></entry><entry><title>Steve Jobs : le discours de Stanford (2005)</title><category term="Economie"/><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/24/steve-jobs-le-discours-de-stanford-2005.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/24/steve-jobs-le-discours-de-stanford-2005.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-08-25T01:55:55Z</published><updated>2011-08-25T01:55:55Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><iframe width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/UF8uR6Z6KLc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>]]></content></entry><entry><title>Roubini explique au WSJournal pourquoi le système est fichu</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/12/roubini-explique-au-wsjournal-pourquoi-le-systeme-est-fichu.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/12/roubini-explique-au-wsjournal-pourquoi-le-systeme-est-fichu.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-08-12T20:28:42Z</published><updated>2011-08-12T20:28:42Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/roubini_300.pg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1313181972577" alt="" /></span></span>Jamais je n'aurais pens&eacute; vivre ce moment insolite o&ugrave; un grand gourou de l'&eacute;conomie lib&eacute;rale aux &Eacute;tats-Unis explique de fa&ccedil;on implacable au Wall Street Journal que le syst&egrave;me est fichu si on ne prend pas les grands moyens pour comprimer la dette (en faisant perdre de l'argent aux banques), d&eacute;bloquer des fonds publics pour soutenir l'&eacute;conomie et augmenter les revenus des classes moyennes et modestes. Et en plus il se paye le luxe de dire : " Marx was right"; ce que le Wall Street a repris en sous-titre &agrave; la Une !</p>
<p><object id="wsj_fp" width="512" height="363"><param name="movie" value="http://s.wsj.net/media/swf/main.swf"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="videoGUID={C036B113-6D5F-4524-A5AF-DF2F3E2F8735}&playerid=1000&plyMediaEnabled=1&configURL=http://wsj.vo.llnwd.net/o28/players/&autoStart=false" base="rtmpt://wsj.fcod.llnwd.net/a1318/o28/video"name="main"></param><embed src="http://s.wsj.net/media/swf/main.swf" bgcolor="#FFFFFF"flashVars="videoGUID={C036B113-6D5F-4524-A5AF-DF2F3E2F8735}&playerid=1000&plyMediaEnabled=1&configURL=http://wsj.vo.llnwd.net/o28/players/&autoStart=false" base="rtmpt://wsj.fcod.llnwd.net/a1318/o28/video" name="main" width="512" height="363" seamlesstabbing="false" type="application/x-shockwave-flash" swLiveConnect="true" pluginspage="http://www.macromedia.com/shockwave/download/index.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash"></embed></object></p>]]></content></entry><entry><title>L'agence de rating chinoise a-t-elle raison?</title><id>http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/7/lagence-de-rating-chinoise-a-t-elle-raison.html</id><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globaleconomie.com/blog/2011/8/7/lagence-de-rating-chinoise-a-t-elle-raison.html"/><author><name>Alain-Marie Carron</name></author><published>2011-08-07T16:18:55Z</published><updated>2011-08-07T16:18:55Z</updated><content type="html" xml:lang="fr-CA"><![CDATA[<p>Est-ce que <a href="http://www.dagongcredit.com/dagongweb/english/index.php" target="_blank">Dagong</a>, l'agence de rating chinoise, a raison de se montrer plus s&eacute;v&egrave;re que les grandes agences de notation comme Moody's, S&amp;P ou Fitch envers des pays comme le Royaume-Uni, la France, l'Italie et, bien s&ucirc;r, les &Eacute;tats-Unis?</p>
<p>C'est un d&eacute;bat d'experts que <a href="http://www.natixis.com/jcms/c_5154/accueil" target="_blank">Natixis</a>&nbsp; (banque fran&ccedil;aise de financement et d'investissement du groupe BPCE, issue de la fusion des groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire) a essay&eacute; de trancher r&eacute;cemment dans une note du 9 juin 2011, intitul&eacute;e <a href="http://www.globaleconomie.com/storage/Natixis_Dagong_ratings.pdf" target="_blank">"L'Agence de Rating chinoises (Dagong) a-t-elle raison?</a> Pour cela Natixis a analys&eacute; la situation des pays vis &agrave; vis desquels la notation de Dagong divergeait le plus fortement de celles des autres agences de notation.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de paraphraser ce document, je vous sugg&egrave;re de le t&eacute;l&eacute;charger. Il ne compte que 10 pages, mais ses graphiques valent... de l'or.</p>
<p>Je ne reprendrais ici que l'articulation de la d&eacute;monstration et sa conclusion.</p>
<p><em><strong>Le premier crit&egrave;re retenu par Natixis dans sa comparaison est la situation des finances publiques.</strong></em></p>
<p class="p1">Le taux d&rsquo;endettement public des pays not&eacute;s AAA par Dagong est &agrave; peine sup&eacute;rieur &agrave; 40% du PIB en 2011. Or il va de 65% (Espagne) &agrave; 120% (Italie) pour les autres pays (85% pour la France, 98% pour la Belgique, 83% pour le Royaume-Uni ; 96% pour les Etats-Unis.</p>
<p class="p3">Un d&eacute;ficit public se corrige plus facilement si :&nbsp;</p>
<ol class="ol1">
<li class="li2">la pression fiscale est faible. C&rsquo;est le cas aux Etats-Unis. En Europe elle est &eacute;lev&eacute;e au Royaume-Uni, en Italie, encore plus en France et en Belgique.&nbsp;</li>
<li class="li2">les d&eacute;penses publiques sont ma&icirc;tris&eacute;es : c&rsquo;est le cas dans les pays not&eacute;s AAA par Dagong, mais pas dans les 6 autres pays o&ugrave; les d&eacute;penses publiques sont &eacute;lev&eacute;es (France, Belgique, Royaume-Uni, Italie), ou bien ont beaucoup augment&eacute; (Espagne, Etats-Unis).&nbsp;</li>
</ol>
<p class="p3">Au total, aucun des 6 pays ayant un rating faible chez Dagong par rapport aux 3 grandes agences de rating (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Italie, Belgique) ne m&eacute;rite un rating AAA, de loin, au vu de la situation des finances publiques.&nbsp;</p>
<p class="p3"><strong><em>Le second crit&egrave;re est la croissance potentielle&nbsp;</em></strong></p>
<p class="p2">Une croissance potentielle forte autorise &eacute;videmment un taux d&rsquo;endettement public plus &eacute;lev&eacute;. L'&eacute;tude de Natixis s'appuie sur la tendance des gains de productivit&eacute; et des perspectives d&eacute;mographiques.&nbsp;</p>
<p class="p3">La France, la Belgique, l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne ont une croissance potentielle nettement plus faible que celle des pays not&eacute;s AAA par Dagong.</p>
<p class="p3">Dagong a une vision beaucoup plus n&eacute;gative que les agences de rating occidentales des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique, de l&rsquo;Italie, de l&rsquo;Espagne.&nbsp;</p>
<p class="p3">Conclusion des experts de Natixis:&nbsp;</p>
<p class="p2"><em>"Comparant ces pays &agrave; ceux not&eacute;s AAA par Dagong en ce qui concerne la situation des finances publiques et la croissance potentielle, nous ne pouvons que donner raison &agrave; Dagong par rapport aux 3 grandes agences de rating".&nbsp;</em></p>
<p>&Eacute;videmment, l'autonomie de jugement de Dagong est mise en doute, compte tenu du fait que rien d'important en mati&egrave;re &eacute;conomique n'&eacute;chappe au gouvernement chinois. N&eacute;anmoins, l'exercice fait par Natixis se justifiait pleinement, m&ecirc;me si sa conclusion d&eacute;range.</p>
<p>On ne pourra pas dire en revanche que Natixis est &agrave; la solde du gouvernement chinois. J'attire votre attention sur le fait que son service de recherche &eacute;conomique est dirig&eacute; par un &eacute;conomiste remarquable, <a href="http://www.globaleconomie.com/storage/Artus-1.pdf" target="_blank">Patrick Artus</a>, qui publie, depuis quelques ann&eacute;s d&eacute;j&agrave;, des ouvrages un peu iconoclastes... lesquels ont tendance &agrave; se r&eacute;v&eacute;ler justes. Je pense &agrave; <em>Le capitalisme est en train de s'autod&eacute;truire</em>, paru en 2005, et &agrave; <em>La liquidit&eacute; incontr&ocirc;lable</em> (Pearson 2010).</p>
<p>Ce dernier livre devrait &ecirc;tre tr&eacute;s lu dans les prochaines semaines, quand on prendra conscience que tenter de noyer la crise sous de la cr&eacute;ation mon&eacute;taire est une nouvelle fa&ccedil;on de repousser les &eacute;ch&eacute;ances, ce que les Am&eacute;ricains appellent :&nbsp;<em>"quick the can along the road"</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://www.globaleconomie.com/storage/kicking-the-can-400s.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1312736725309" alt="" /></span></span></p>]]></content></entry></feed>
